Critique : Ground Zero Hero (Nintendo Switch 2)

Ground Zero Hero est un petit jeu roguelite bien amusant et franchement bien exécuté. Sa présentation est impeccable lorsqu'on considère la sveltesse de son équipe de production. Bien qu'il n'apporte rien de révolutionnaire, il se dote d'une identité visuelle remarquable.

Mise en contexte

Ground Zero Hero est un roguelite d’action avec des éléments de survie qui se déroule dans un monde postapocalyptique. Les joueurs sont appelés à combattre des créatures mutantes, absorber leurs restes radioactifs, faire évoluer leur personnage grâce à de nouveaux pouvoirs et, bien sûr, manger beaucoup de bonbons en chemin.

Après mon temps de jeu, je trouve que ce qui distingue surtout ce dernier, c’est sa façon plutôt loufoque d’aborder le contexte postapocalyptique. Les ennemis sont partout, votre personnage peut développer d’hilarantes mutations et les choses deviennent rapidement absurdes lorsque l’action s’intensifie. Il est tout aussi impressionnant de se rendre compte qu’un tel jeu aussi splendide a été conçu par une seule personne, Rowan Edmondson.

Je tiens également à remercier ce dernier ainsi que Acclaim pour la clé Nintendo Switch 2 utilisée pour tester le jeu. Cette clé a été obtenue dans le cadre d’une collaboration avec Keymailer.

Graphismes

Les visuels, qui évoquent des dessins animés comme The Simpsons et Rick and Morty, conviennent parfaitement à Ground Zero Hero. Tout y est coloré et exagéré, des ennemis aux mutations que peut subir votre personnage.

L’action devient vite chaotique quand les adversaires affluent. L’écran se couvre parfois d’ennemis, d’attaques et d’explosions. Le spectacle est saisissant quand tout s’enchaîne, mais il peut aussi devenir difficile de suivre l’action.

Le jeu ne brille pas par ses prouesses techniques, mais sa direction artistique lui confère une belle personnalité.

Jouabilité

La jouabilité est on ne peut plus simple : vous contrôlez votre personnage alors que vos attaques se déclenchent automatiquement à l’instar du jeu Vampire Survivors, vous permettant donc de vous concentrer sur vos déplacements et sur le choix de vos améliorations. Les ennemis déchus peuvent laisser tomber des ressources pouvant être recyclées en points de compétences tout au long de votre partie. Plus vous survivez longtemps, plus vous avez la possibilité de renforcer votre personnage et de multiplier vos améliorations. Cependant, le niveau de difficulté augmente tout aussi exponentiellement. Le développeur dénombre plus de 80 améliorations, plus de 60 types d’ennemis, plusieurs biomes ainsi que de nombreux défis. Un mode en boucle sans fin est aussi disponible pour ceux qui souhaitent assouvir leur curiosité ayant trait à voir jusqu’à où leur build puisse tenir le coup. De plus, des parties succinctes conviennent parfaitement à ce qu’offre notamment la portabilité d’une console, comme la Nintendo Switch 2.

Néanmoins, tout n’est pas rose. Il existe certes beaucoup d’améliorations, mais plusieurs d’entre elles n’ont pas un impact marqué sur la façon de jouer. Après plusieurs heures d’affilée, certaines parties pourront vous sembler bien trop familières.

Histoire

La trame narrative dans ce jeu est indubitablement inefficace et brille par son absence. Conséquemment, Ground Zero Hero n’aspire qu’à procurer du gameplay pur et à vous plonger dans l’action immédiate, plutôt que de raconter une histoire complexe.

Trame sonore

La musique correspond parfaitement à l’ambiance du jeu et fait un bon travail pour conserver votre intérêt et l’attrait rythmique de l’action. Même si les chansons s’avèrent répétitives, les effets sonores sont mieux réussis. Les attaques, explosions et ennemis qui meurent viennent rendre justice à l’ambiance d’arcade que le jeu nécessite.

Conclusion

Ground Zero Hero est un petit jeu roguelite bien amusant et franchement bien exécuté. Sa présentation est impeccable lorsqu’on considère la sveltesse de son équipe de production. Bien qu’il n’apporte rien de révolutionnaire, il se dote d’une identité visuelle remarquable. Sur la Nintendo Switch 2, j’ai eu un immense plaisir à y jouer des parties succinctes en voyageant.

La progression pourrait proposer des choix bien plus alléchants, tandis que l’anarchie visuelle peut rendre parfois l’action difficile à suivre. Après plusieurs sessions successives, sa formule de base peut aussi commencer à devenir bassinante. Néanmoins, ce jeu transpire du style avec une esthétique attrayante pour ceux qui sauront reconnaitre ses inspirations.

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Michel Castilloux

Créateur de contenu du Québec traitant d'actualités, tests, textes d'opinion, entrevues et concours. Marié et papa de deux petits monstres. Michel est constamment plongé dans une nostalgie profonde pour des dessins animés japonais des années 80 et 90.