Critique : Company of Heroes 3: Dare & Destroy (PC)

Plutôt que de chercher à élargir son jeu de base par l’ajout massif de contenu, il renforce les fondations déjà en place et offre des outils supplémentaires dans un ensemble ciblé destiné à un public précis.

Mise en contexte

Company of Heroes 3: Dare & Destroy est est contenu téléchargeable (DLC) lancé le 14 mai 2026. Le jeu de base est disponible sur PlayStation 5, Xbox Series et PC. La version Steam a été utilisée pour cette critique.

Je tiens également à remercier Relic Entertainment pour avoir fourni la clé utilisée pour tester ce contenu téléchargeable. Cette clé a été obtenue dans le cadre d’une collaboration avec Keymailer.

Critique

Le DLC Dare & Destroy cherche à revitaliser le jeu de base en introduisant quatre nouveaux groupements tactiques (Battlegroups) qui élargissent les options tactiques dans les modes multijoueur, coopératif et escarmouche. Plutôt que de proposer de nouvelles factions, cartes ou du contenu de campagne, Relic Entertainment a choisi de concentrer ses efforts exclusivement sur la spécialisation des affrontements.

Le résultat est un contenu qui enrichit efficacement la diversité stratégique et insuffle un nouveau souffle à la scène compétitive du jeu, même si son prix relativement élevé pourrait en faire hésiter certains.

Nous sommes loin d’une extension traditionnelle de jeu de stratégie en temps réel (RTS). Il n’y a ni missions scénarisées, ni campagnes supplémentaires, ni nouvelles armées jouables. Relic a plutôt investi dans ce que de nombreux vétérans considèrent comme l’essence même du jeu principal : la rejouabilité du multijoueur et la profondeur stratégique avant tout.

Le DLC introduit quatre nouveaux groupements tactiques :

Forces américaines : forces d’expédition françaises
Wehrmacht : brise-siège
Forces britanniques : groupement tactique des services spéciaux
Deutsches Afrikakorps : forces d’élite

Chaque Battlegroup propose des unités, des capacités et des doctrines tactiques exclusives qui modifient considérablement la manière dont la faction associée se comporte sur le champ de bataille. Plutôt que de simplement renforcer des styles de jeu déjà établis, ces ajouts encouragent les joueurs à repenser leurs stratégies dès le début d’une partie, ouvrant la voie à de nouvelles approches aussi bien pour les nouveaux venus que pour les commandants expérimentés.

La plus grande réussite du DLC réside peut-être dans son impact sur la variété des parties multijoueurs. Avant sa sortie, de nombreuses rencontres suivaient des schèmes familiers, les joueurs expérimentés étant souvent capables de deviner la stratégie adverse en quelques minutes seulement grâce au choix de faction et aux premières décisions prises en début de partie. L’arrivée de quatre Battlegroups aux identités bien distinctes contribue à briser cette routine en introduisant de nouvelles variables qui obligent les joueurs à s’adapter. Pour un RTS compétitif, ce degré d’imprévisibilité est extrêmement précieux.

Tout aussi important, les nouveaux Battlegroups donnent l’impression d’être des prolongements naturels de leurs factions respectives. Ils complètent les mécaniques existantes sans paraître artificiellement greffés au jeu, ce qui leur permet de s’intégrer harmonieusement à l’expérience globale.

Néanmoins, Dare & Destroy n’est pas exempt de défauts.

Le principal point de controverse concerne son rapport qualité-prix actuel. Bien que les quatre Battlegroups soient soigneusement conçus et apportent un contenu de jeu significatif, le contenu de l’extension se limite essentiellement à ceux-ci.

Malgré la qualité des ajouts proposés, les joueurs qui espéraient de nouvelles cartes, une extension de campagne ou des factions supplémentaires pourraient avoir du mal à justifier le prix demandé.

L’orientation fortement centrée sur le multijoueur pourrait également limiter son attrait auprès des joueurs plus occasionnels. Bien que tous les Battlegroups soient utilisables dans les modes escarmouche et coopératif, ceux qui privilégient principalement le contenu solo trouveront peu, voire aucune raison d’investir dans ce DLC, à moins d’apprécier particulièrement l’expérimentation contre l’intelligence artificielle.

L’équilibrage constitue également un élément à prendre en compte. Comme c’est souvent le cas avec les nouveaux contenus dans les RTS compétitifs, certains Battlegroups semblent plus puissants que d’autres dans certaines situations. Bien que nous soyons convaincus que les correctifs à venir permettront d’affiner l’expérience, les premiers acheteurs doivent s’attendre à une période d’ajustement alors que la méta compétitive évolue.

Conclusion

Comme mentionné précédemment, cette offre de contenu téléchargeable est un produit ciblé destiné à un public bien précis. Plutôt que de chercher à élargir son jeu de base par l’ajout massif de contenu, elle renforce les fondations déjà en place et fournit des outils supplémentaires. En introduisant quatre Battlegroups distinctifs qui enrichissent considérablement les possibilités tactiques, le DLC parvient à rendre les affrontements plus imprévisibles et plus captivants. La question de savoir si cela suffit à justifier son prix dépendra principalement du temps que les joueurs consacrent aux modes multijoueur et escarmouche, mais pour les passionnés, il ajoute indéniablement de nouvelles couches stratégiques à une expérience déjà solide.

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Michel Castilloux

Créateur de contenu du Québec traitant d'actualités, tests, textes d'opinion, entrevues et concours. Marié et papa de deux petits monstres. Michel est constamment plongé dans une nostalgie profonde pour des dessins animés japonais des années 80 et 90.